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Cycle de conférences sur les troubles psychiatriques,

animées par le Dr Henry CUCHE et le Dr Christian GAY

 

 Vous trouverez dans le numéro d'avril 2008, de la revue Santé Mentale, un dossier sur :

"La phase maniaque"

auquel ont collaboré les médecins et les soignants de la Clinique du Château.

 

 Vouloir informer au mieux les patients est notre souci permanent.

C'est pourquoi nous sommes co-signataires de cet article qui rétablit bons sens et vérité.

A la Clinique du Château informer le patient pour le faire mieux participer à ses soins est notre "crédo"

Docteur Henry CUCHE

 

Dr Christian Gay

Le trouble bipolaire, qui concerne à peu près 1% à 2% de la population générale constitue un problème majeur de santé publique. Selon l’OMS, il fait partie des dix maladies les plus coûteuses et invalidantes au plan mondial. Le taux de mortalité est trois fois plus élevé que celui de la population générale. Les coûts directs et indirects sont évalués à plusieurs milliards d’Euros. Le risque suicidaire est majeur, avec un pourcentage de 10 à 15% chez les patients non traités. La souffrance engendrée par ce trouble ne se limite pas au patient, elle touche l’entourage proche. Ce trouble est responsable d’un risque majeur de désocialisation et peut exposer le patient à la justice. Il existe fréquemment d’autres troubles associés qui peuvent masquer la maladie et constituer des facteurs de résistance et d’aggravation du pronostic. La comorbidité abus de substance concerne jusqu’à 60% des bipolaires et les troubles anxieux sont sur-représentés.

Ces données impressionnantes doivent être pondérées, dans la mesure où la prise en charge de ce trouble a révolutionné le pronostic. Les traitements qui sont mis en place permettent de réduire considérablement le risque suicidaire, le taux de mortalité, la fréquence des rechutes et d’améliorer la qualité de vie des patients et de leur entourage.

 

Dr GAY

Le patient bipolaire et son entourage sont aujourd’hui  informés des aspects neurobiologiques du trouble bipolaire. Cette information est diffusée dans des buts bien précis, celui de comprendre la maladie mais aussi celui de faire accepter la réalité du trouble, de l’assimiler à une maladie à part entière. Expliquer qu’il existe des perturbations de la biochimie du cerveau et des modifications anatomiques avec un amincissement de certaines zones lors des phases dépressives est une étape tout aussi importante que celle qui consiste à aborder l’aspect multidéterminé du trouble. En outre cette information permet de lutter contre la stigmatisation de cette pathologie,  la discrimination et le rejet de l’entourage et de la société qui continuent à avoir une vision négative des troubles de l’humeur, en les banalisant et en responsabilisant les patients.

 

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